Office de Tourisme

Ignorer les liens de navigation

A ne pas manquer

  • Soirée histoire de l'art et souper florentin

    Le 23/02/2012

    L'historienne de l'art Mireille Colas vous présentera le tableau célèbre "Les Noces de Cana" (1562-63)
     de Paolo Véronèse.
    La conférence sera suivi d'un souper florentin
    Participation aux frais 25 €


    Renseignements et réservations
     Office de Tourisme Intercommunal Pennois
    +33 (0)5 53 41 37 80

    Plus d'infos

Un canton riche de son histoire

 Un peuplement lointain

Des hommes ont vécu ici plusieurs milliers d'années avant notre ère : le site azilien de Port de Penne, la grotte préhistorique de Trentels, le dolmen d'Auradou en témoignent. Le nom de Penne lui-même a une origine gauloise : dans la langue celte, "Penn" signifie crête de montagne.

De l'époque romaine, il reste les traces de nombreuses " villas " qui témoignent : de trois siècles de prospérité. Puis vinrent les grandes invasions, successivement Vandales, Alamans, Goths, Francs, Arabes et Normands. Au 12ème siècle, le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri Plantagenêt fera passer l'Agenais sous la domination anglaise. Leur fils, Richard Cœur de Lion, séduit par la situation stratégique de Penne, y fît bâtir une puissante forteresse au pied de laquelle vint se blottir la ville. Dès lors, Penne sera la clé du " Duché de Guyenne " dont, au cours de guerres incessantes, les armées se disputeront la possession.

 

Des combats acharnés

En 1212, pendant la guerre des Albigeois, les croisés s'emparent de la place après un siège de 50 jours. Les habitants qui refusaient d'abjurer leur hérésie auraient été brûlés vifs. Pendant la guerre de Cent Ans, Penne changea plusieurs fois de mains, mais l'épisode le plus sanglant eut lieu au cours des derniers mois de 1372. Du Guesclin finit par s'emparer d'une ville que les Anglais avaient brûlée avant de se retirer dans le château. Ce dernier une fois encore ne se rendit que plusieurs semaine après en janvier 1373.

Les guerres de religion aussi ont couvert les murs de sang : Blaise de Monluc raconte dans ses mémoires comment, s'étant emparé de la ville et du château, en 1562, après avoir fait tirer plus de 300 coups de canon, il fit passer la garnison protestante au fil de l'épée. Les cadavres furent jetés dans le puits du château, au chevet du sanctuaire actuel.

 Une commune libre sous l'ancien régime

Dés le début du XIIIème siècle, Penne avait reçu une charte de coutumes qui accordait à la commune le droit de s'administrer elle-même. Relevant directement du roi, elle est gouvernée par les consuls élus par les notables. Elle possède alors sa police, sa justice et ses armoiries. Jusqu'à la fin de l'Ancien régime, elle restera une des communautés d'habitants les plus étendues de l'Agenais, bien que, au cours des siècles, Frespech et Puycalvary, avec leurs paroisses respectives, aient été érigées en seigneuries indépendantes de Penne.

De riches témoins du passé

A Penne d'Agenais :

Trois portes du mur d'enceinte évoquent le Moyen-Age :

1-L a porte de la ville , contre laquelle vint s'appuyer au XVIème siècle une belle maison bourgeoise.

3-La porte de Ricard , du nom de Richard Cœur de Lion.

10-la porte de Ferracap , qui tire son nom du voisinage du gibet ( fer au cap )

Au centre du village, d'importants travaux de restauration ont mis en valeur autour de la place du Mercadiel, les anciennes demeures des marchands avec leurs larges arcades ( café des arts )

6-La prison royale a été conservée intacte sous la mairie actuelle. Sur la façade de la mairie est scellée une plaque de cuivre où sont gravés le portrait et une citation du poète occitan " Paul Froment " : "Mai qu'un rei lo lauraire a dreit de se quilhar", " Plus qu'un roi le Laboureur a le droit de se dresser "

4-De l'église
du XIIIème siècle, démolie en 1875 pour permettre la construction de l'église actuelle, il reste deux chapelles creusées sous la place de la Mairie.

8-La chapelle
primitive de Notre Dame de Peyragude, détruite sous la Révolution, a été remplacée par le sanctuaire actuel de style romano-byzantin.

9-Du château du Roy
dont Henri IV ordonna la démolition, il reste la base d'une tour carrée, au sommet d'un piton rocheux en forme de navire, lui-même en partie détruit pour aménager l'esplanade sur laquelle est construite le sanctuaire.

Enfin à l'est de la porte de Ferracap, le plateau Saint-Michel qui domine la vallée du Lot, garde le souvenir de la guerre de cent ans : " La tranchée des Anglais " large et profond fossé flanqué de grosses tours, protégeait la ville sur son côté vulnérable.